17

 

Voyager en Birmanie volontariat photographie gastronomie cuisine birmane blog tour du monde

 

 

Loger chez l’habitant en Birmanie: mon expérience

 

 

Voyager en Birmanie en partageant le quotidien de familles birmanes: rêve ou réalité? La délicate question du logement en famille d’accueil ou chez l’habitant se pose plus que jamais lorsque l’on voyage en Birmanie et que l’on veut rencontrer la population ou faire du volontariat. 

 

Revers de la médaille de l’ouverture de la Birmanie: la difficulté de se loger pour les voyageurs à petit budget

 

Mon hôtel est éventré de toutes parts par des travaux d’agrandissement. Dans ce chantier permanent, des jeunes Birmans maintiennent un équilibre précaire sur des échafaudages en bambous.

Malgré le bruit sourd des travaux et les paillettes de peinture qui tombent sur la table du petit-déjeuner, l’hôtel ne désemplit pas.

Il est même plein à craquer et tous les matins, un rituel cruel se répète : des touristes épuisés, à peine arrivés sur le sol birman, se voient refoulés par un personnel souriant mais intransigeant. 

La pénurie de logements et le surbooking pratiqué par de nombreuses guesthouses sont sur toutes les lèvres: une hantise de voyageur, se retrouver comme ces touristes qui affluent en masse devant les auberges les plus connues de la ville et se voient refoulés les uns à la suite des autres.

Dans mon usine à touristes, répertoriée dans tous les guides de voyage, les chambres minuscules se monnaient âprement. Des amis passés par ici quelques années plus tôt me disent ne plus rien comprendre à l’inflation des prix. D’autres se perdre à comparer les prix des logements entre les divers pays d’Asie du sud-est, et à ce jeu des chiffres, la Birmanie semble devenir de plus en plus chère.

Conséquence directe de cette envolée des prix en Birmanie, les baroudeurs à petit budget se font plus rare que dans les pays voisins. Pire, j’ai rencontré des familles, en tour du monde, forcées de quitter la Birmanie bien plus tôt que prévu en raison de l’inflation parfois insensée des prix, déroutant tous leurs pronostics de budget.

 

 

Bénévolat volontariat en Birmanie loger chez l'habitant éco-tourisme voyage responsable éthique

 

 

Loger chez l’habitant en Birmanie: faire du couchsurfing chez une famille birmane?

 

Mes amis m’avaient prévenu: il n’est pas facile de faire du couchsurfing voire impossible de loger chez l’habitant en Birmanie. L’Etat birman, bien que de plus en plus ouvert, interdit toujours à ses citoyens de recevoir des étrangers sans une autorisation préalable. Toutes les guesthouses autorisées à accueillir des non-birmans doivent évidemment reverser une taxe de séjour au gouvernement.

Plusieurs Birmans me parlent des agents du gouvernement, chargés de la surveillance des villes et villages, et supposés rendre compte des faits et gestes des habitants à des agents plus gradés.

La délation est en effet encore vivace et peu de Birmans se risqueraient à accueillir des étrangers sans une autorisation, chère et difficile à obtenir.

Bien sûr, on peut passer une soirée au sein d’une famille birmane, mais dès minuit il faut avoir quitté les lieux et regagner sa guesthouse ou son hôtel.

Il y a des familles birmanes qui prennent ces risques, des monastères qui recueillent des voyageurs étrangers, mais il convient alors, par respect pour eux, d’être extrêmement discret et de ne pas attirer l’attention du voisinage. Honnêtement, compte tenu de ces interdits, je n’aurais jamais songé à faire prendre ce type de risques aux familles birmanes avec lesquelles j’ai sympathisé.

 

 

Eco-tourisme en Birmanie gastronomie birmane bénévolat photographie blog tour du monde pas cher asie

 

 

Faire du volontariat en Birmanie 

 

A défaut de pouvoir loger chez l’habitant, pourquoi ne pas envisager une immersion grâce au volontariat? C’est la solution que je conseillerais à ceux qui ont du temps et souhaitent s’impliquer dans une communauté locale ou dans une famille.

Il faut cependant se rappeler que la Birmanie n’est pas réellement ouverte aux étrangers: sans l’obtention de permis spéciaux, on ne peut pas accéder à de nombreuses régions du pays. Il en va de même pour le volontariat, on ne peut pas le pratiquer partout en Birmanie.

Là encore, les Birmans qui souhaitent accueillir des volontaires doivent obtenir des autorisations spéciales et sont souvent très surveillés. Pendant très longtemps, côtoyer des étrangers était dangereux pour la population locale.

Enfin, faire du volontariat en Birmanie ne s’improvise pas à la dernière minute : contrairement à de nombreux pays où l’on peut contacter des hôtes quelques semaines avant d’arriver et leur demander s’ils ont des disponibilités pour des jeunes volontaires, cette absence de planification est impensable si on veut faire du bénévolat en Birmanie.

Le mieux est de passer par des organismes internationaux ou ONG qui ont une vision plus claire de ce qu’un volontaire peut ou ne peut pas faire en Birmanie et qui disposent d’un bon réseau local. Il faut alors être conscient que ces ONG engagent en priorité des bénévoles ayant des compétences professionnelles spécifiques (ingénieurs, infirmiers, enseignants,…) et que la seule bonne volonté ne suffit malheureusement pas.

 

En assistant à l’ouverture d’un orphelinat, j’ai pu partager le quotidien d’une dizaine de bénévoles, impliqués dans une mission humanitaire liée à l’OMS. Personnellement, j’ai choisi de garder mon indépendance et pour une fois, je n’ai pas essayé de faire du bénévolat. La complexité administrative birmane m’a un peu refroidie, et je n’avais qu’un mois sur place: combiner visite du pays et volontariat n’était pas possible.

 

Police birmanie photographie tour du monde pas cher petit budget asie blog

 

 

 

Une chance: la rencontre d’expats installés en Birmanie, ma nouvelle famille d’accueil

 

J’avais rencontré une famille de Suisses lors de ma dernière escale à Bali. Travaillant pour l’OMS et installés en Birmanie depuis six ans, ils allaient bientôt devoir quitter ce pays qu’ils aimaient passionnément. A Bali, on s’est quitté en échangeant nos adresses, et depuis, on garde le contact.

Je ne pouvais pas aller en Birmanie sans prendre de leurs nouvelles.

Après quelques jours en solo à Yangon, c’est chez eux que j’ai posé mes affaires et intégré les rituels de la famille.

Leur regard toujours curieux sur la Birmanie, malgré plusieurs années d’expatriation, et leur connaissance très pointue de toutes les régions et des minorités ethniques du pays m’ont permis de les bombarder de questions sur ce pays que je découvrais à peine.

Tandis que je m’interroge sur ce mode de vie d’expats en Birmanie, je découvre enfin Yangon avec une famille qui la connaît parfaitement de l’intérieur et qui tient à me montrer tant les quartiers touristiques de la ville que des endroits où ils ont leurs habitudes.

 

 

Voyage en Birmanie gastronomie birmane photographie bénévolat volontariat

 

 

Birmanie: à la découverte du lycée français de Yangon

 

Ce qui m’a particulièrement fasciné lors de mon séjour au sein de cette famille d’expatriés, c’est la double culture des enfants: à la fois profondément européens – parlant français, italien et allemand – et très imbibés de culture birmane. Ils déchiffrent sans problème l’alphabet birman, s’habillent en mélangeant jeans et tenues traditionnelles, écoutent avec le même plaisir la pop coréenne qui afflue de toutes parts en Birmanie et les derniers tubes des chanteurs américains. Et leurs camarades de classe sont à cette même image: tant Birmans qu’Occidentaux.

Inscrits au lycée français Joseph Kessel de Yangon, dans une petite école blanche et élégante qui rappelle l’architecture coloniale, ce produit d’exportation de la culture française est chaleureux et plein de verdure.

On y respecte scrupuleusement le programme de l’Education Nationale, mais le nombre insuffisant d’élèves dans certaines classes forcent les enfants à devenir autonomes très tôt en travaillant avec le CNED, qui offrent des cours par correspondance à ces étudiants du bout du monde. Certains devoirs de science ou de maths sont donc envoyés en France pour y être corrigés !

Au lycée français de Yangon, les frais de scolarité sont vertigineux. On me parle de 10 000 dollars par an. Les expats vivant en Birmanie ont en effet peu d’options pour scolariser leurs enfants : il y a un lycée international – lInternational School of Yangon– et un lycée japonais, tous deux à taille réduite. Les diplomates français, membres d’ONG ou employés des grandes entreprises implantées en Birmanie telles que Total sont donc obligés d’envoyer leurs enfants dans cette petite école.

 

En fin d’après-midi, je prends un malin plaisir à aller chercher les trois enfants de la famille. Cela force mon sens de l’orientation, un peu malmené par le gigantisme de la ville, mais me balader dans cette atmosphère me plaît. J’y retrouve des souvenirs d’enfant, des classes composées de quinze nationalités différentes, un joyeux bazar culturel finalement bien ordonné.

Cette bulle de francophonie à des milliers de kilomètres de chez moi me donne un agréable vertige. On n’est plus tout à fait en Birmanie, mais résolument pas en France. Hors du temps, hors de tout, ce retour à l’école est parfait. 

 

 

 

Et vous, avez-vous tenté de loger chez l’habitant en Birmanie? Avez trouvé une famille d’accueil ou un projet de volontariat? 

 

voyager en birmanie conseils astuces bons plans yangon expatriation lycée français à l'étranger asie photographie blog

 

 

 

Mots-clés: Birmanie, Yangon, Rangoun, logement, famille d’accueil loger chez l’habitant en Birmanie, volontariat, bénévolat, Asie, loger chez l’habitant, expatriation, voyager en Birmanie, éco-tourisme, tourisme responsable, petit budget, tour du monde, voyage en solo, photographie, dormir chez l’habitant en Birmanie, trouver une famille d’accueil en Birmanie, faire du volontariat en Birmanie sans passer par une agence, est-ce possible de loger chez l’habitant en Birmanie, mission humanitaire en Birmanie, bénévole dans un orphelinat, éco-tourisme en Birmanie, tourisme solidaire, vivre avec des Birmans, faire du couchsurfing en Birmanie, peut-on loger chez l’habitant en Birmanie

Written by | NowMadNow

Ce long voyage était prévu, fantasmé, mais pas comme ça! J'ai abandonné mon itinéraire pour créer un tour du monde aléatoire, ouvert aux rencontres et aux opportunités qui émergent toujours en chemin. Envoyez-moi un petit mot, on ira boire une jerricane de thé... quelque part.

Google+

17 Comments

  1. Lucas

    12 juillet 2013 at 14 h 36 min

    Je ne pensais pas que c’était si dur d’aller dans ce pays d’Asie ! Un ami qui est parti en Asie m’avait justement dit que c’était un peu un monde sans lois ces pays pour les occidentaux.

    Ou alors c’était lui seul qui se croyait avoir tous les droits. Après il ne m’a pas parlé de la Birmanie donc je sais pas.

    L’Asie m’attire du plus en plus.

    A une prochaine,

    Lucas

  2. Elodie

    12 juillet 2013 at 14 h 54 min

    Merci pour ces impressions sur la Birmanie, qui semble ouverte à demi teinte. N’est ce pas bientôt les élections ?
    En passant juste un petit mot concernant le blog : juste parfait 🙂 merci de nous faire partager tout ça 🙂 et bonne route a toi 🙂

  3. Lily@EnTerreAndine

    12 juillet 2013 at 15 h 32 min

    Les prix ont du flambé depuis deux ans car je n’ai guère dépensé plus de 15E/jour à l’époque! Je constate par contre les mêmes conditions restrictives concernant l’accueil des étrangers par les familles birmanes… Ton expérience chez cette famille d’expat’ a dû être fascinante! Elle me rappelle le livre-BD de Guy Delisle, qui a profité de son expatriation pour une ONG pour croquer ses impressions et étonnements tout au long de ces deux années!

  4. Curiosités à NY

    12 juillet 2013 at 16 h 59 min

    Très chouette recit! Et on voit à quel point certains pays ne sont pas si simple à visiter… C’est clair que la priorité est de ne pas faire prendre de risques aux locaux!

  5. Charly de Sourires Nomades

    12 juillet 2013 at 17 h 32 min

    Je prends toujours autant de plaisir à m’arrêter quelques instants pour lire un billet sur ton blog. Merci pour le partage. Au plaisir de se croiser… avec le sourire 😉

  6. Adil

    12 juillet 2013 at 21 h 08 min

    Très intéressant comme article.

    Pour ma part j’aurais tenté de dormir dans un monastère en m’infiltrant discretement.

    Je ne pense pas que squatter des guests houses hors de prix aide vraiment les communautés non plus. Autant faire des petits dons dans des monastère par exemple.

    Omg c’est que l’on se voit bientôt ! Yay !

  7. Mélissa

    13 juillet 2013 at 21 h 57 min

    Ca, c’est vraiment de la chance d’avoir sympathisé avec cette famille. Après avoir passé tant de temps en Birmanie et sur le point de la quitter, comment se sente ces enfants qui semblent avoir intégré une partie de la culture birmane?

  8. letieou

    14 juillet 2013 at 0 h 54 min

    Ca me rappelle le Cuba des années 2000 où, sous prétexte d’ouverture, le régime tolérait les touristes pour la manne financière qu’ils représentaient. Ce qui ne remettait en cause ni la délation, ni l’omnipotence des comités révolutionnaires de quartier, ni la répression politique.

  9. Fanny

    15 juillet 2013 at 7 h 08 min

    Bonjour Mam’zelle!
    Pour info, le coût d’une année scolaire au Lycée Français au sein duquel nous avons toutes les deux fait travailler nos petites têtes équivaut à 8750 dollars par an.. les prix sont également vertigineux, non?
    Je suis néanmoins certaine que le salaire de ces français expatriés en Birmanie doit bien couvrir cela, sans parler du fait que bien souvent les frais de scolarités sont pris en charge par l’institution française, européenne ou autre qui fait venir ces expatriés.
    N’y vois là aucune offense, juste une petite comparaison qui m’a semblé intéressante.
    A part cela, quand est ce que tu viens pratiquer ton italien?
    A bientôt j’espère!

  10. NowMadNow

    15 juillet 2013 at 13 h 19 min

    @ Fanny: tu as bien raison de le préciser! Les coûts de scolarité dans les lycées français à l’étranger ou écoles européennes sont à des prix prohibitifs, heureusement que ce sont souvent les ambassades/ entreprises qui paient la scolarité des enfants.
    On a plein de trucs à se raconter miss! Je t’écris vite!

    @ Letieou: ce mélange d’ouverture partielle aux touristes et d’interdits et même de non-respect des droits de l’homme m’a perturbé en continu. Je suis allée en Birmanie en connaissant la situation, mais plus qu’ailleurs je me suis posée mille questions au quotidien.
    La comparaison avec Cuba a en effet du sens.
    Les conseils sur la manière d’être un touriste responsable en Birmanie m’ont également parfois gênée: certains frisent le ridicule et servent uniquement à donner un vernis assez hypocrite finalement.

    @ Mélissa: nous avions sympathisé lors d’un stage de cuisine! Les liens indestructibles des papilles…
    Les enfants étaient à la fois impatients de revivre en Europe et très conscients qu’ils tournaient une page importante de leur vie. La vie d’expats est un cocon. Confortable. Parfois un peu étouffant.
    Une chose est sûre: ils veulent faire des études qui leur permettra de voyager 🙂

    @ Adil: non, je n’ai pas tenté de m’infiltrer discrètement dans un monastère 🙂 La plupart du temps, avec un grand sourire, on les visite sans problème. Mais je ne m’y serai jamais imposée pour la nuit, sachant les interdits qui pèsent encore sur la population birmane. M’infiltrer en douce, non, vraiment pas.

    A très vite Adil!

    @ Charly: oh je suis en retard par rapport à tes mails! Je vais mettre ça à jour, merci à toi!

    @ Curiosités à NY: absolument, je me sentais déjà mal de voir toutes les attentions que l’on me donnait en tant qu’étrangère, alors leur faire courir des risques c’est impensable.

    Je suis très en retard pour le photo-diary, je m’y remets dès que possible! A bientôt!

    @ Lily: merci beaucoup à toi pour les petits sur le blog ou sur facebook!
    Il y a vraiment une carence en terme de logements en Birmanie, et l’afflux incroyable de touristes depuis deux ans pousse à une surenchère sur les tarifs.
    C’est pour ça que je suis partie hors saison, et je ne le regrette pas du tout.

    Merci aussi pour cette référence concernant Guy Delisle, je suis fan de BD et d’illustration, je vais essayer de voir ça de plus près! Si tu as d’autres auteurs à me conseiller, je suis toute ouïe 🙂

    à bientôt Lily!

    @ Elodie: merci beaucoup pour tes compliments qui me font très plaisir!
    On partage visiblement la même passion pour le volontariat…

    Bonne route miss!

    @ Lucas: un monde sans loi? Non, ce n’est pas du tout le portrait que je donnerais de la Birmanie.
    En tant que touriste, on est incroyablement privilégié et tous les jours, on rencontre des familles qui viennent à la rencontre de ces étrangers de passage. Je t’avoue même que toute cette gentillesse désintéressée à mon égard m’a profondément marquée et pour tout te dire j’étais même franchement déboussolée.

    NowMadNow

  11. LaRoux

    18 juillet 2013 at 15 h 57 min

    au vu du bordel en ce moment en Birmanie, je ne m’y risquerai pas !!
    & puis dormir chez un habitant, & apprendre qu’il pourrai participer à ces massacres de musulmans .. je ne m’y risquerai pas x2 !

  12. Pingback: Voyager en Birmanie: armée, militaires, junte, une politique délicate

  13. Pingback: Séjour en Birmanie: voyager seul en Birmanie, un pays hors normes

  14. Pingback: Bénévole en Birmanie: conseils, expériences, volontariat, orphelinat

  15. Enza @ Blog du Vietnam

    10 décembre 2013 at 5 h 02 min

    J’espère que le gouvernement va bientot permettre leurs habitants d’accueillir les touristes étrangers. Le tourisme est toujours un bon moyen pourqu’ils puissent gagner mieux leur vie.

  16. Kimi

    14 mars 2014 at 15 h 50 min

    Bonjour je m’appelle kimi et j’ai 15 ans. je viens de rentrer de Birmanie et ce pays m’a enchanté. J’aimerais y revenir l’année prochaine pour faire du volontariat connaissez des associations ou expatriés qui pourraient être intéressés par me services ? (Comme jeune fille au pair par exemple)
    Merci d’avance

  17. cachemire

    1 octobre 2015 at 19 h 36 min

    L’un des freins au couchsurfing dans ce pays, c’est aussi parce que là-bas cette pratique est encore trop peu ancrée dans le quotidien des habitants. Bien que le couchsurfing soit de plus en plus populaire en occident, les gens là-bas sont encore réticents à ce que des étrangers dorment chez eux. D’ailleurs la birmanie n’est pas le seul pays qui « souffre » encore de cette réticence.