
J’ai plutôt tendance à privilégier les découvertes informelles des villes, par les marchés, les interminables balades dans les petites ruelles, la nourriture de rue, les petits détails de la vie quotidienne ou les expériences avec les gens du coin grâce au volontariat, aux cours ou au couchsurfing.
Du coup, les musées, j’y vais sur la pointe des pieds.
A Florence, je me suis donc posée des questions.
Est-ce que ma méthode intuitive pour découvrir les villes ne risque-t-elle pas de me faire passer à côté de tout un pan de la culture florentine… ?
* Se renseigner sur les œuvres qui nous intéressent
Il n’y a que les hypocrites ou les drogués de l’histoire de l’art qui apprécient uniformément tous les courants artistiques…
A Florence, on a le choix entre tant de peintres, de fresques, et d’écoles que l’on doit opérer des choix.
J’ai jeté mon dévolu sur les Botticelli et boudé de manière peut-être trop butée les autres…
* Les grands maîtres s’adressaient à un public principalement illettré
Les maîtres de la Renaissance, financés par des mécènes comme l’emblématique famille Médicis, voulaient que leurs œuvres touchent des hordes de fidèles, souvent illettrés.
Il fallait que l’histoire, les personnages, le style transportent les spectateurs, sans recours à un bagage culturel particulièrement pointu. Les couleurs dynamiques, les motifs, le charisme des personnages, tout cela devait instantanément toucher les spectateurs.

* Ne pas vouloir tout voir tout de suite
Le nombre de chef d’œuvre au kilomètre carré à Florence dépasse celui de toutes les autres cités !
Première heure à Florence, premier pas dans le dédale de la galerie Uffizi… ? Mais non !
Comme pour les meilleurs menus, il faut commencer par des amuse-bouches, une jolie et progressive entrée en matière. Se promener le long du fleuve Arno, marcher à pas de souris sur le Ponte Vecchio et ses minuscules appartements colorés, une brûlante ribollita – soupe toscane emblématique – puis inspiré, nourri, et impatient, là on peut attaquer un défilé presque sans fin d’œuvres, de fresques et de sculptures.
* L’art est aussi présent en dehors des musées !
Se perdre dans les ruelles étroites de la ville médiévale, regarder les poèmes accrochés dans des cafés joliment snobs, observer les motifs des tissus dans les marchés aux puces : c’est aussi un voyage dans l’art de la ville, non ? (qu’est-ce que je n’inventerais pas pour ne pas passer mon temps dans les musées…)
On peut aussi flâner dans le quartier d‘Oltrarno, au sud du fleuve : c’est l’un des préférés des Florentins, peu touristique, il regorge pourtant de jardins, parcs, bâtisses de la Renaissance, petits magasins de bric et de broc et repères de l’obsédante cuisine toscane. Quartier des artisans, on y goûte la cucina povera de Florence : des produits simples, très frais, sublimés mais à petits prix.

// Informations pratiques
Pour ne pas voir filer trop vite votre budget, comparez attentivement les offres d’hôtel à Florence: étonnamment, on y trouve des logements pour tous les budgets.


Ouais! Et c’est d’ailleurs pour cela que je suis ton blog avec autant de plaisir (et crois moi y a pas beaucoup de personne pour qui je peux dire ca… )
Cheers !
@ Benne: la référence à Prague me semble vraiment juste! Un bombardement esthétique
@ Musa: merci beaucoup!
@ Leslie: j’oscillais entre deux positions à Florence: me plier aux rites des musées ou vagabonder abondamment à la recherche de quelque chose de moins définissable…
Je remarque que je préfère en fait baver devant des peintures dans une encyclopédie, je suis plus « réceptive » que dans un musée.
@ Adil: ahaha, aurait-on le même point de vue?
NowMadNow
Impressionnant cela me fais rappeler, la république tchèque car même là-bas, l’art est représente sur les façades de chaque immeuble, églises.
Très belle destination et puis la gastronomie italienne a du aussi te faire de l’oeil.
J’aime beaucoup tes associations d’images.
Une très belle illustration
Étonnamment, quand j’étais plus jeune, l’art « classique » (Renaissance et compagnie) me fascinait beaucoup plus qu’aujourd’hui. Tu peux donc bien imaginer que j’étais sur un nuage à Florence. Mais aujourd’hui je crois que je visiterais la ville autrement…
« Il n’y a que les hypocrites ou les drogués de l’histoire de l’art qui apprécient uniformément tous les courants artistiques…
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Enough said