J’avais pioché bien trop de photos dans la très jolie boîte de vacances de ChronoMoxx … du coup, après un premier article sur l’iPhonographie à Londres, j’en remets une couche avec une interview à la clé.
// Interview de Francesca, ex-étudiante londonienne
Francesca, elle sait tout faire. Un couteau-suisse créatif, qui parle le grec ancien avec la même aisance que l’italien, et qui compose, écrit, joue du piano, et m’accompagne dans des virées dans des maisons abandonnées quand on se retrouve à Berlin. Ayant longtemps vécu à Londres, c’est naturellement vers elle que je me suis tournée quand je désirais en apprendre plus sur le quotidien des Londoniens…
Londres est une ville est tentaculaire, une visite ne suffit pas. Toi qui y a vécu et qui y revient souvent, quelles sont les facettes de la ville qui te plaisent le plus ?
J’aime le dynamisme qui se créé entre autant de populations de tous les coins du monde, la politesse habituelle, les centres d’art, où se mêlent culture reconnue et sub-cultures, l’énergie de la musique rock et la mode !
Est-ce possible d’y vivre avec un petit budget ?
Oui, absolument. Il faudra bien sûr réajuster ses standards. Londres est une ville du contraste, surtout financier. Mais beaucoup de gens et familles y vivent avec des moyens modestes.
Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui n’a que trois jours à passer sur place ?
Un peu les grands quartiers, West End, the Mall, Hyde Park, Knightsbridge et Harrods pour voir les gens ultra chic… Jeter un œil au Ritz ou au Mayfair.
Puis s’immerger dans Soho et ses bars, ses clubs de strip et aussi sa musique rock, blues, guitares acoustiques…
Virer un peu à l’ouest de Londres, pour voir la scène cinéma et musique rock, a Portobello Road et autour de Notting Hill.
S’arrêter à l’est de la capitale, pour voir la mode vintage, les brocantes, la scène indépendante, les clubs de nuit, sans oublier les restaurants indiens de Brick Lane et d’East End.
Si possible, aller voir l’un des musées d’art à Trafalgar Square ou le Tate Britain – je ne conseillerais cependant pas le Tate Moderne. Sur le plan historique, le British Museum, l’Abbaye de Westminster et la Cathédrale St Paul valent le détours, tout comme les cabinet rooms de Churchill.
Et enfin pourquoi ne pas aller voir un opéra a Covent Garden ?
Crois-tu qu’il y a vraiment « une mentalité londonienne » ? L’as-tu attrapée ?
Oui, je pense qu’on apprend à moins s’étonner et à ne pas poser trop de questions indiscrètes… On sait aussi qu’il ne faut pas avoir trop d’attentes par rapport à ses « nouveaux amis »… !
A Londres, on apprend également que les choses changent très vite et si on veut faire quelque chose qu’il faut y aller de suite ou pas du tout !
Comment décrirais-tu la scène artistique londonienne ? Londres reste une des villes les plus innovantes en terme de culture pour toi ?
Je ne suis pas sûre que Londres soit la plus innovante en terme de culture. Je peux néanmoins te parler de mon expérience par rapport à la scène musicale et théâtrale.
Au niveau de la musique, qu’elle soit rock, blues, classique ou indie, Londres offre très clairement une scène particulièrement forte et variée. En effet, chaque jour il y a des concerts de groupes internationalement reconnus et beaucoup de possibilités pour de nouveaux groupes de se présenter dans de petites salles.
Il y a une grande variété de studios d’enregistrement, dans toutes les rangées de budget et beaucoup de musiciens essayent tout simplement de lancer un label de musique indépendant : les Londoniens sont assez flexibles et ouverts aux expérimentations, ils sont prêts a vendre eux-mêmes leurs produits, à se produire dans le métro, à vendre des CD lors de soirées …
Bien sûr, c’est difficile de passer du statut de groupe qui répète dans son garage à celui de groupe commercial, mais j’ai connu des gens qui ont commencé avec très peu de moyens et sont devenus très connus et riches!
Au niveau des performances et des spectacles londoniens, je dirais que l’on a accès à tant de petits films expérimentaux et de projets photographiques à petit budget. Les soirées peuvent se remplir de comédies et de spectacles de cabaret, dans des salles souvent ouvertes aux jeunes artistes, avec par exemple des possibilités pour nouveaux talents de se présenter en compétition ou sur petites scènes dans des bars. C’est ouvert, un peu à l’image de la scène musicale.
Les Londoniens sont assez flexibles entre cabaret, théâtre, film ou happening… Les gens sont assez bien connectés, car l’information circule beaucoup entre tous ces secteurs.
Quels sont les aspects de Londres qui te déplaisent ?
Londres peut être une ville très dure, enfin comme toutes les grandes villes. Il y a beaucoup de contrastes et parfois le contraste entre la sphère des riches et celle des pauvres est extrême. Et vu qu’il y a encore un solide système de classes sociales en Angleterre, cela peut même devenir écœurant.
Et puis on n’a pas beaucoup de place à Londres, les loyers sont chers, les espaces minuscules. Et pourtant… j’aimerais me réinstaller à Londres !
Tu es sans cesse entre deux villes: Venise ou Berlin, Londres ou New York. Pour toi, la sédentarité c’est envisageable ? Que t’apporte le fait de jongler entre ces destinations ?
Je ne suis pas sûre de pouvoir mettre le doigt précisément sur ce que cela m’apporte … J’aime le fait de me sentir en transition. J’ai peur de me retrouver collée dans un endroit sans possibilité d’en sortir.
La sédentarité est toujours envisageable mais je pense que je ne l’envisagerai que quand j’aurai rencontré la personne de ma vie… Plus tard !
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// Liens utiles sur Londres:
- farfouiller dans les offres de logement sur le site Go with Oh.
- et suivre les pérégrinations de Français expatriés à Londres, leurs astuces et leur vision quotidienne de la ville, sur French in London.


Elles sont vraiment très belles tes photos et originales…
J’adore!
Merci pour cet article sur Londres: c’est carrément intéressant quand on est comme moi et que l’on va découvrir pour la première fois la capitale d’ici quelques temps !
Superbe post, je trouve que Londres est vraiment une ville idéale pour prendre des photos inspirantes! Bien joué!
@ Blog Voyage: pour l’instant, je n’ai pas testé les auberges de jeunesse à Londres, c’était chez des amis ou en famille d’accueil. Je ne suis pas encore tombée sous le charme de Londres, mais je vais réessayer encore et encore!
@ Mélissa: mes deux visites à Londres m’ont également données l’impression d’une ville dure, brutale, très contrastée mais aussi un peu compartimentée. Mais deux visites, c’est bien peu pour poser un jugement définitif. Il faudrait que je redécouvre cette ville, lentement.
@ VuTheara: oui je les aime beaucoup ces photos prises par ma petite soeur. Elle m’a fait vivre son voyage par procuration et m’a réellement donné envie d’y retourner, d’en apprendre davantage sur ses quartiers. Et puis étant accro au street art, je ne peux bouder cette capitale internationale!
@ Stéphane: on peut trouver même moins cher il me semble! Mais merci du conseil
@ Fanny: interviewer Francesca, c’était une évidence, ce serait génial et sans doute déconcertant de découvrir la ville, nichée sur son épaule. Ravie que l’interview t’ait plu!
NowMadNow
Très belles photos qui me font revivre mon voyage tout récent à Londres
Globalement le cout de la vie est assez élevé tout de même mais on trouve de quoi s’en sortir avec un petit budget!
Plutôt éclairente, cette interview.
Ah… Londres, ville belle mais ville dure. Je me souviendrai toujours d’un coiffeur expat. Pendant qu’il me coupait les cheveux, je lui posé des questions sur son expérience: « Ouais… Pas facile, il faut toujours être sur la balle et suivre le rythme. C’est une ville pour les jeunes. J’dis pas que vous êtes vieille, hein! » Mais il n’avait pas tort!
De très belles photos et un joli interview. Cela m’a donné envi d’aller faire un tour à Londres.
Il y a actuellement des promotions pour aller à Londres de paris ou Lille pour 88euros A/R.
Si l’idée vous dit et ces magnifiques photos vous donnent envie!
Les photos sont tellement belles et expressives!
Et l’interview de la demoiselle est très intéressante.