
En prévoyant cette virée européenne, j’avais un peu peur de regretter le dépaysement exotique et immédiat de l’Indonésie, de la Bolivie ou du Vanuatu, mais l’Italie malgré sa proximité géographique et culturelle m’a littéralement impressionnée.
Toutes ces villes italiennes donneraient le tournis… Architecture, histoire, gastronomie ou paysages, l’Italie est le pays des superlatifs.
Après m’être difficilement arrachée à Rome, c’est vers une autre ville emblématique que je pose mes affaires. Le choix du logement est cocasse : pour ne pas faire flamber mon budget, je dormirai dans un couvent transformé en dortoir…
// L’architecture pour les novices
A Florence, je crois que l’on peut s’émerveiller de l’architecture classique sans pour autant être un connaisseur.
Comme pour les langues, ce qui m’importe c’est d’abord de me plonger dans l’atmosphère, aller fouiner dans un livre ou deux peut s’avérer utile par la suite, mais surtout s’initier par le plaisir des yeux.
Petites pépites florentines à porté de main:
// Un homme arrêté en plein mouvement : la statue de la Bataille de Mentana, sur la place du même nom, est un vrai bijou de mise en scène. Un homme, éprouvé par le combat, tire un dernier coup de fusil, en équilibre incertain contre son drapeau.
// L’Eglise orthodoxe russe de Florence : en voyage en Italie, difficile de ne pas entrer tous les jours dans une petite église ou dans une imposante cathédrale. Celle-ci, orthodoxe et slave, est une très agréable parenthèse, hors du temps. viale Giovanni Milton

// Trilogie florentine et chemins de traverse
Il y a les monstres sacrés – l’Uffizi, l’Accademia et le Duomo – et les endroits plus discrets…
* Dans un ancien orphelinat, l’Ospedale degli Innocenti : orphelinat construit au 15è siècle, cet endroit est intimiste et marquant. Transformé en musée, il garde pourtant l’architecture initiale des lieux et l’on reconnaît les petits dortoirs des enfants et devine les salles de jeu, tout en observant les peintures de maître accrochées aux murs. Plaza della Santissima Annunziata, 12
* Dans l’atelier des moines-alchimistes : quand on frise l’overdose de peintures ou d’architecture, on peut se replier dans cet endroit qui va mettre notre odorat en alerte. L’Officina Profumo Farmaceutica de Santa Maria Novella permet de passer dans les coulisses de la fabrication artisanale des onguents, élixirs et parfums concoctés par des moines, fidèles à des recettes datant pour certaines du 13è siècle.
On n’est absolument pas obligé d’acheter quoi que ce soit, on peut tout simplement se balader à travers les pièces et observer instruments et vieux pots en verre… et se rendre compte que nos critères en matière de parfum ont bien changé en quelques siècles!
* Coucher de soleil sur le San Miniato
La montée est ardue, mais impossible de bouder ce panorama, ponctués de cyprès, d’oliviers, d’architecture terracotta ou ivoire et des montagnes au loin.
En fin d’après-midi, on peut se reposer au sommet des escaliers menant à l’esplanade Michel-Ange, les yeux rivés sur le panorama florentin, et … écouter les chants grégoriens des moines rassemblés dans la crypte de l’église !
* Dans un bar clandestin très privé
Un bar qui nous mène directement aux portes du Florence underground ? D’ailleurs, ça existe un univers un brin alternatif ici, dans cette ville si soignée et classique ?
Je n’ai pas pu dire niet quand on m’a proposé d’aller jeter un œil au bar « The Blob », réputé pour être obscure et surtout inaccessible sans un bon guide… Le bar n’ouvre en effet ses portes qu’à ceux qui acceptent de jouer le jeu et de s’inscrire en tant que membre officiel des lieux. Jeu d’expats qui avaient peut-être peur de devenir trop sages à Florence, ce stratagème peut cependant être contourné, un brin de ruse ou des faux cils papillonnants peuvent aussi fonctionner.
* Dans l’antre du taxidermiste : naan, je n’ai pas osé ! Mais pour ceux pour qui les animaux remplis de paille est un spectacle affriolant, un détour zoologico-macabre s’impose à la Specola, très vieux musée des Sciences Naturelles de la ville de Florence, situé sur la via Romana. Le musée est paraît-il souvent désert…
// Détails pratiques
Pour ceux qui ne veulent pas dormir dans un couvent réaménagé et profiter de la ville avec davantage de confort que moi… On peut penser à louer un appartement à Florence avec Oh-Florence et se croire devenir peu à peu florentin.



Très belle photo d’habitations ![]()
C’est les maisons du ponte vecchio?
@ Leslie: il y a bien sûr le charme évident de la vile, mais comme tu le dis, toutes ces surprises que la ville dissimule. Le fait de rester longtemps à Florence a vraiment été bénéfique. Plus le voyage avance et plus j’aimerais avancer comme un escargot entre toutes ces villes et régions. 3 mois par pays, ce serait top
NowMadNow
Firenze! Mon seul regret c’est qu’il ait plu 1 ou 2 fois durant mon séjour en..2005 (wow, ça me donne un coup de vieux soudainement) Mais c’est une ville richissime, et pleine de surprises!
Japon, Pérou, Nouvelle Zélande
@ Poitr: ah tu as raison! Mais je t’avoue que lors de cette plongée en Italie, je n’ai pas du tout abordé les choses sous l’angle de vue fétiche de mister Chris! Ce serait d’ailleurs génial de le voir arriver avec son petit carnet et ses grandes théories ![]()
Dis… tu vas partir en Nouvelle-Zélande avec un billet bradé…. je rêve!
@ Christophe: le terme de « cuite » est parfait, on peut tout mélanger en sautant d’un musée à l’autre à Florence!
@ Sylvie: Prague, je veux bien!! Je pourrais parler sans fin de Berlin, mais il faut que je me diversifie un peu
@ Nadège: je n’arrive pas encore à ne choisir qu’une seule ville en Italie. Je ne m’attendais pas à adorer ce pays dans de telles proportions…!
@ Mélissa: la fierté italienne, elle est bien méritée!
@ Adil: quitte à paraître niaise (mais j’assume) j’étais un peu en train de planer en Italie question bouffe… Même des trucs très simples, mais réalisés avec des ingrédients ultra-frais, ça rend accro.
Et les variations régionales, ça c’est une grande surprise. Je pensais qu’il y aurait plus d’homogénéité dans la cuisine italienne, mais c’est loin d’être le cas!
NowMadNow
« Toutes ces villes italiennes donneraient le tournis… Architecture, histoire, gastronomie ou paysages, l’Italie est le pays des superlatifs. » dans les superlatifs, oublie pas la mafia, Chris va être triste
Je suis d’accord au sujet de l’overdose de peinture…
Même si je parlerait plutôt de « cuite »… car après avoir vu tous les tableaux d’un musée, généralement, le lendemain, on ne se souvient plus de rien! À part l(a)es (gueule)jambes de bois…
Merci pour les photos, elles vibrent!
Prague, Berlin et Florence sont 3 villes que j’ai adorées et j’y retournerais très volontier (Piotr parlait de Berlin dans son dernier article, toi de Florence, pour qui Prague ?
J’adore Florence, c’est ma ville préférée en Italie !
Florence est belle… son défaut est qu’elle le sait.
Mais cette histoire de Blob m’a fait sourire. Ah, l’Italie, terreau d’anarchistes. ;D
PS: tu es en Inde en ce moment non?
Florence est probablement la ville que j’ai le plus envie de visiter en Italie, j’imagine que la nourriture y est delicieuse non?