Julie Sarperi… faut-il la présenter?
Si je ne devais citer qu’un seul site de voyage, ce serait le sien. Auteur, photographe, artiste multi-pinceaux, directrice artistique freelance et bloggeuse présente sur la toile avec son site « Carnets de Traverse », Julie Sarperi cumule toutes les casquettes et tire son épingle du jeu en partageant sa passion pour le voyage et les petits détails qui en font le sel. Polaroïds, ratures, dessins, surimpressions, ses carnets digitaux sont infiniment soignés, poétiques et différents. On les remarque, on les lit, on y revient. Sumatra, Finlande, Japon ou Amsterdam, elle nous invite dans ses voyages avec son regard frais et inclassable.
Il y a quelques mois, je postais un article sur la sortie du premier ouvrage de la talentueuse Julie Sarperi. Son carnet de voyage sur le Portugal a été très bien accueilli par le public et j’ai eu envie de revenir vers elle pour en savoir plus sur sa démarche, sa manière de travailler mais aussi sa collaboration toute récente avec une maison d’édition…
Un grand merci à elle pour sa disponibilité et sa simplicité infiniment charmante. Tous les visuels présents dans cet article sont bien sûr les siens!
// La naissance du projet
Comment ce projet est-il apparu? As-tu contacté des maisons d’édition pour leur proposer l’idée d’un carnet de voyage poétique sur le Portugal?
Des extraits de mon carnet de voyage « Helsinki » ont été publiés dans Bouts du monde, et c’est comme ça que les Editions Nomades ont découvert mes carnets de voyage digitaux. Ça leur a plu, elles m’ont envoyé un mail pour prendre contact ; on s’est rencontrées et on s’est rapidement mises d’accord pour collaborer. Comme vous pouvez vous en douter, j’étais emballée à l’idée de faire un livre !
Est-ce la première fois que tu collabores avec des éditeurs? Si oui, qu’est-ce que cela a changé dans ta tête, puis dans ton approche pratique?
Oui c’est effectivement la première fois. Je ne sais pas ce qu’il en est ailleurs, mais j’ai été très libre à vrai dire ! Donc ça n’a pas changé grand chose dans mon approche. Sauf peut-être que là il y avait des délais à respecter, donc cela contraint à un peu plus de discipline dans l’avancement du projet.
Pourrais-tu me décrire ta rencontre avec les éditeurs de Nomades? Comment les décrirais-tu?
Elles sont très sympas ! J’ai été à l’aise tout de suite, elles m’ont offert un café et on a discuté voyage. C’était très amical et informel.
Comment vois-tu ton passage du carnet numérique – carnet papier? Qu’as-tu voulu faire de différent? Qu’as-tu voulu absolument conserver?
Ce que je veux conserver c’est la poésie, l’écriture manuscrite, le ton, les Polaroïds… Mais finalement ça ne change pas grand chose, numérique ou papier… L’important c’est de rester fidèle à ce que j’ai envie de faire, et surtout à l’image que j’ai du pays.
// Les coulisses
Pourquoi as-tu choisi cette destination, le Portugal? Etait-ce ta première incursion là-bas?
En fait ce sont les Editions Nomades qui ont choisi : j’en revenais à l’époque. Ce qui leur avait plu, je crois, c’est que j’y étais allée deux fois et que j’avais fait un grand tour dans le pays ; deux road trips en fait, un de deux semaines et un autre d’un mois.
En premier lieu, j’y suis allée car cela m’attirait, ce pays au bord de l’Europe, avec toutes les images de caravelles et de grands voyageurs qui gravitent autour ! Et puis j’ai eu pas mal d’amis d’origine portugaise qui parlaient toujours avec émotion du pays de leurs parents, ou de leur enfance.
As-tu fais de nombreuses recherches avant de partir? Des lectures particulières ou des rencontres avec des spécialistes de la région?
Avant de partir, je ne me renseigne pas spécialement parce que j’aime bien garder la fraîcheur du regard, voyager l’esprit léger, sans avoir vu beaucoup d’images ni lu beaucoup de livres, dans la mesure du possible.
Ce travail je le fais après : lors de la conception / rédaction du carnet de voyage. Je vais fouiner un peu partout à la recherche de détails captivants, étonnants, curieux ou poétiques dans la culture, le nom des rues, la langue, la littérature…
Comment s’est passée la prise de contact sur place? Avais-tu déjà un itinéraire, des contacts, des restaurants à visiter, ou tes deux voyages sur place étaient assez ouverts au bouche à oreille et au hasard?
Comme je le fais la plupart du temps, j’avais simplement loué une voiture et réservé les premières nuits (à Lisbonne en l’occurrence). Le reste c’est vraiment selon les envies et opportunités qui se présentent. Le Portugal fait partie des pays où il est très facile de réserver l’après-midi pour le soir même!
Pourquoi travailler précisément avec Laure Fissore? Pourrais-tu me décrire votre première rencontre?
Ce sont les Editions Nomades qui nous ont présentées, car elles avaient déjà travaillé ensemble sur l’album « New York » et elles ont pensé que nos deux styles se marieraient bien ! Au final, ça s’est très bien passé et le résultat est réussi je crois.
Es-tu partie avec la dessinatrice, Laure Fissore, ou êtes-vous chacune partie en repérage de votre côté?
En fait Laure a travaillé à partir de mes photos (et quelques vidéos). Lorsque l’on s’est mis d’accord pour faire un livre sur le Portugal avec les Éditions Nomades, j’avais déjà effectué mes voyages et j’avais déjà la matière en poche. Avec Laure, on s’est vues plusieurs fois, j’ai essayé de lui transmettre mon ressenti sur le pays, afin que les dessins soient vrais.
Lors de cette phase de découverte du pays, te sentais-tu en vacances ou avais-tu toujours à l’esprit l’idée de tirer un livre de cette expérience et donc le souci d’être bien à l’écoute de tout ce que tu pouvais capter pour ton travail?
Un peu des deux, c’est ce qu’il y a de plus difficile à gérer je trouve. Être à la fois à fond dans le voyage, mais aussi dans la photo, mes notes, les stickers à coller, les Polaroïds, les bonnes adresses à repérer pour le blog… Lorsque je commence à m’y perdre je laisse tout à l’hôtel et pars les mains dans les poches !
Lorsque j’étais là-bas je ne savais pas encore qu’il y aurait un livre. J’étais dans l’idée du carnet numérique (j’avais dans l’idée de faire un recueil de poésies à l’époque).
Il y a de très jolis clins d’oeil à la langue portugaise. Est-ce une langue que tu parles ou dont tu as de bonnes notions?
Pas du tout malheureusement. J’avais appris des phrases toutes faites pour savoir réserver une chambre par téléphone mais c’était comique car à la première question non prévue j’étais paumée… En fait, j’ai beaucoup lu et appris sur le pays, la culture, la langue,… au retour !
Combien de temps s’est écoulé entre l’idée de départ et le bouclage du carnet? Comment gère-t-on ce temps… long?
Entre le « go » des Editions Nomades et l’envoi des fichiers à l’imprimeur, il s’est passé dix mois. C’est à peu près pareil pour mes carnets de voyage numériques. Je prends beaucoup de notes pendant le voyage, beaucoup de photos, ce sont des sources précieuses pour retrouver les émotions du voyage, et ainsi les retranscrire, même des mois plus tard.
// Le travail de fourmi
Comment t’organises-tu pour créer ce carnet? Comment pourrais-tu expliquer à un parfait inconnu le travail technique qui se cache derrière la création d’une seule page?
Question difficile car chaque page a son histoire propre ! Je n’ai pas vraiment de méthode. Je reviens plusieurs fois sur chaque page, la triture, re-triture, change la photo, ré-écris le texte… ça se fait en maintes et maintes modifications.
La mise en page fait partie intégrante du carnet de voyage, ainsi que les images, photos, textes. Et je traite tout ça de façon différente selon les pages. Parfois c’est l’image qui prédomine, donc je la place avant et je viens légender ensuite. Parfois encore c’est le texte que j’écris en premier, puis je vais chercher une photo pour illustrer mon propos. Parfois, comme les pages de collections de tickets, de documents divers,… c’est un voyage purement graphique.
Comment as-tu collaboré avec la dessinatrice lors de cette phase?
Ça s’est fait très simplement, je demandais à Laure tel ou tel dessin, et elle me l’envoyait par la poste ou, quand elle le pouvait, par mail.
Une fois le matériel récolté au Portugal, as-tu eu besoin de laisser les choses se décanter ou au contraire as-tu été capable de t’immerger tout de suite dans le travail créatif?
En général, je laisse s’écouler quelques semaines. J’ai besoin que le voyage devienne un souvenir, de prendre de la distance, j’ai besoin d’une part de nostalgie et cela demande un peu de temps.
Comment pourrais-tu décrire l’aide que t’a apporté la maison d’édition? Comment sont-ils intervenus dans ta phase préparatrice mais aussi au moment de ton retour, dans ton travail créatif?
Elles m’ont aidées dans le choix des contenus. Le brief était d’inclure les bonnes adresses dans le carnet de voyage, ce que d’habitude je ne fais pas : sur le web, ces deux parties sont distinctes (carnets et blog). Mais finalement ça marche très bien sous cette forme !
Sinon les Éditions Nomades m’ont laissé une grande liberté et m’ont accordé leur confiance. Elles étaient simplement là si j’en avais besoin, et me laissaient avancer dans mon coin sinon.
As-tu eu une aide technique différente que lors de ton travail en solitaire pour les carnets visible sur ton site?
Lucille a répondu à pas mal de mes questions concernant l’objet imprimé : les couleurs, l’étalonnage de l’écran, l’impression, les marges… !
Te poses-tu la question de ta subjectivité lors de l’élaboration de ce carnet? Il est à la fois très subjectif, charnel, intime, une invitation à partager ton regard, mais en même temps ton “écriture” reste discrète, comme si tu avais le souci de ne pas trop mettre en avant la voyageuse que tu es. Comment pourrais-tu expliquer ta position sur ce point?
Oui bien sûr, mes carnets sont subjectifs. C’est une interprétation, quelque chose de créatif, passé à ma moulinette !
Quant au fait que je ne mette pas en avant, c’est tout simplement que je suis quelqu’un de plutôt timide, et j’imagine que ça se ressent dans mes carnets. J’aime bien le fait d’arriver à presque « disparaitre » pour laisser parler le voyage.
// Le résultat final
Tu as déjà vu tes Carnets de Traverse publiés dans la presse, mais cette fois c’est un autre format que tu adoptes.
Est-ce un sentiment diamétralement différent de voir son travail imprimé en tant que livre? Dans la culture française, on a tendance à beaucoup valoriser le support papier par rapport au support numérique, sens-tu cette différence de perception, la partages-tu?
Voir son travail imprimé ne laisse pas indifférent. Cela veut dire que quelqu’un a jugé que cela valait le coup, que ça valait le coût (du papier, de l’encre, de la distribution…). Déjà quand Bouts du monde m’avait publié sur plusieurs pages, j’étais aux anges. Ça donne une certaine légitimité, quand on présente son travail.
Mais quand en janvier je mettais en ligne la nouvelle version de mon blog, et du même coup ou presque, ma boutique, le sentiment n’était pas moins fort. Quand je mettais en ligne mon dernier carnet « Japon, Notes de voyage » en ligne, après un an de travail dessus, j’étais surexcitée. Ce qui est génial dans le web c’est que vous avez tout de suite le retour des gens, à travers les commentaires, mails, réseaux sociaux, etc.
C’est donc plutôt similaire : finalement, à chaque fois qu’on publie quelque chose (print ou web), il y a toujours dans un coin cette peur d’échouer, de ne pas plaire,… mais c’est très excitant ! Et quel plaisir d’avoir de bons retours !
J’ai une petite question qui me picote les lèvres… Ne lancerais-tu pas des ateliers créatifs? (J’adorerais y participer soit dit en passant.) Est-ce que c’est un volet qui t’intéresse?
Ce n’est pas dans mes projets immédiats, mais pourquoi pas ! (je note)
Ça serait sympa !
Appréhendes-tu cette confrontation directe avec le public, sans pouvoir te réfugier derrière une identité numérique? Le public qui va découvrir ton travail risque d’être différent des internautes qui te suivent déjà sur la toile, c’est un public plus large et plus diversifié. Comment imagines-tu ce nouveau rapport avec ton lectorat?
Je suis très curieuse du retour des gens. Ça fait franchement du bien de voir les gens en vrai !
// L’artiste et ses projets
En tant que fidèle de ton site, je ne peux ne pas te poser la question suivante: vas-tu continuer à mettre en ligne de nouveaux carnets numériques?
Oui bien sûr !
Doit-on voir dans les changements récents opérés sur ton site, l’envie toujours vivace de communiquer avec tes lecteurs sur la toile? Que t’apporte ce mode de communication numérique?
Sur la nouvelle maquette du blog et sur la boutique, je me suis fait clairement plaisir !
L’ancien site commençait à être vieillissant, j’avais plein d’idées pour l’optimiser. Le but de tout cela reste le même : partager avec un maximum de gens, l’envie de voyager !
Est-ce que tu doutes de son travail et te remets souvent en question, ou es-tu plutôt sereine et avances petit à petit?
Je suis plutôt du genre sereine je crois.
Ceci dit, le web nous apprend à être aux aguets ! Rien n’est acquis, tout s’optimise, sans cesse ! Je me tiens au courant des évolutions techniques, des tendances, et fait évoluer le projet du mieux que je peux, en me posant toujours tout un tas de questions.
Quels sont tes projets artistiques inavouables? Le genre de choses que tu ne t’autorises pas encore mais qui te trotte en tête?
Un nouveau site pour accueillir les Carnets, tout en html5, avec des passerelles vers le blog, les réseaux sociaux,… Un truc qui remonterait en première place sur les requêtes Google « carnets de voyage » héhé !
Par rapport à tes Carnets de Traverse, y a-t-il des techniques que tu aimerais développer ou apprendre pour enrichir ton travail créatif?
J’essaie de m’améliorer constamment, à travers une veille photo & graphisme quotidienne ! C’est un travail de tous les jours, de l’oeil, surtout.
Quelles sont les personnes qui t’inspirent dans ton travail?
Sans hésiter : Renaud, mon compagnon. Il m’est d’un conseil très précieux.
Beaucoup d’artistes, blogueurs, voyageurs, écrivains de tous bords m’inspirent aussi.
Est-ce qu’un voyage au long court t’attire? Ou préfère-tu des voyages plus courts?
Tous les types de voyage m’attirent, les longs, les courts, solos, en groupe, en stop, en 5 étoiles, j’aimerais tout voir, tout découvrir, de toutes les manières possibles !
A quand un carnet sur … Marseilles?
Je ne sais pas comment faire avec ces endroits qui me sont très (trop ?) familiers.
Sur Marseille, ma ville natale, je ne peux pas porter un regard frais. Tout y est chargé de souvenirs, des bons, des mauvais, de l’histoire familiale, de chansons, d’étapes dans ma vie…
Sur La Réunion c’est la même chose, les copains réunionnais me demandent : « Alors ? Tu le fais quand ce carnet de voyage à La Réunion ? ». Franchement je ne sais pas si j’arriverai à le faire. Je « connais » trop, et j’y retourne souvent.
J’ai besoin que le lieu dont je parle soit lointain, qu’il me semble inaccessible, comme dans un rêve…
// De bric et de broc
Je ne pourrais pas vivre sans…
… café.
Hier j’ai travaillé toute la journée sur…
… j’peux pas le dire (teasing) !
Je me déteste quand…
… je loupe une photo par timidité.
Dans six mois, j’aimerais…
… avoir un nouveau carnet de voyage à mettre en ligne.
Glisser les doigts sur la couverture de mon livre, c’est…
… magique !


J’ai eu le plaisir il y a quelque temps de découvrir son blog, et l’ambiance de ces carnet de voyage sont vraiment beau et artistique.
@ Nadège: tout à fait, on voyage à travers la vision de Julie, c’est vraiment une découverte passionnante.
Et le fait que ses carnets soient accessibles à tous est une démarche que je respecte énormément.
@ Gaëlle: elle est terrible hein la demoiselle? Je te conseille d’aller faire un tour sur son site et tu seras bluffée.
NowMadNow
Super interview et super photos, on voyage autrement ! Ca donne envie !
Magnifiques photos!! ça donne des envies d’escapades tout ça!
[...] Stéphanie Ledoux, qui a dû me faire le même effet que lorsque je suis tombée sur le travail de Julie Sarperi avec ses Carnets de Traverse. En attendant, je vous invite à vous pencher sur cette demoiselle [...]
@ Numericnomade: son carnet sur le Japon m’a beaucoup plu… J’ai lu certains de ses carnets plusieurs fois et c’est bon de les savoir là, accessibles, inspirants.
Tu as de la chance: si tu n’as lu que celui sur le Japon, il te reste le plaisir de découvrir tous les autres
Tu soulèves une vraie question: bloguer peut prendre du temps, beaucoup de temps! Et sur la route plus qu’ailleurs, on doit faire des choix.
Je prends beaucoup de notes, énormément de photos, et je collectionne des bouts de n’importe quoi qui me semblent comme des petits fragments des pays que je traverse (un ticket de bus, un billet d’entrée d’un zoo, une carte…). De temps à autre, je prends plus de temps et sors ma caméra pour réaliser des interviews plus poussées, tout en fixant dans la boîte des plans sur les atmosphères de certains lieux. Et depuis peu, je me force à dessiner tous les jours.
Mais je suis en retard sur ce blog…
@ Myriam: le site de miss Sarperi est chronophage! Mais c’est l’adresse à donner à tous ceux qui veulent s’étonner, découvrir, voyager, forger un autre regard sur les choses. Une pépite son site, je le suis fidèle depuis … ouh, bien avant de partir en voyage
Je n’ai pas encore été au Portugal, mais étrangement la lecture de son livre m’a donné le sentiment d’avoir déjà mis mes pieds là-bas. Il ne m’est plus tout à fait étranger. C’est la première fois qu’un livre me procure ce sentiment. C’est dû à son talent de suggérer des moments, simples, colorés, comme des souvenirs que l’on aurait pu amasser.
Merci à toi d’être passée par ici!
NowMadNow
Sympa cette interview
Je n’ai pas encore lu les carnets mis à part celui sur le Japon, que j’avais d’ailleurs beaucoup aimé.
J’ai voulu moi aussi réaliser des carnets de voyage à un moment, mais je me suis vte rendu compte que ça prenait beaucoup de temps et qu’en étant sur la route c’est juste pas possible (je galère déjà à trouver du temps pour bloguer). Mais bon, peut-être un jour…
D’ailleurs comment tu t’organises pour bloguer?
Cette interview est géniale et je suis moi aussi une admiratrice de ses carnets digitaux. J’y ai passé des heures entières et je ne m’en lasse pas.
D’ailleurs j’ai aussi son livre sur le Portugal qui m’a accompagné à Porto et j’ai même testé le restau avec vue sur le pont Dom Luís grâce à lui !
Je confirme, si un atelier pointe un jour le bout de son nez, je serai aussi une des élèves
.
@ Christa: j’ai passé toute une partie de l’après-midi sur ton site, en catimini, sans poster encore de commentaire, et je découvre un message de toi à l’instant ici…
@ Ye Lili: un message tout frais de Taiwan, merci! J’espère que ton voyage se passe bien miss!
NowMadNow
Super interview,
c’est sincère, talentueux et très inspirant!
Et moi aussi je dis un grand OUI pour des ateliers…
Hate de découvrir le prochain carnet!!
Geniale cette interview, un grand merci a vous deux pour tant de partage…
‘J’aime bien le fait d’arriver à presque « disparaitre » pour laisser parler le voyage.’ j aodre cette idee…
Et ouiiii des ateliers, Julie, tu auras une deuxieme eleve assuree!
Bise de Taipei!