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Street art, atouts et défauts d’un phénomène


 

 

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Street art, un buzz marketing ou un réel mouvement artistique? Comment s’y retrouver face à la diversité des techniques? Dans quelles villes observer le meilleur du street art?

 

Street art, atouts et défauts d’un phénomène

Quand un mur délabré devient une toile

 

C’est en Bolivie que j’ai attrapé ce tic, là dans ce pays contestataire, tous les murs sont animés, et même les affiches publicitaires se peignent sur les façades pelées. Tic qui s’est amplement développé avec mes aller-et-retour à Berlin, colonisée par les pochoirs, et m’a poussé à m’intéresser de plus près à cet art devenu si tendance…

En voyage, c’est même devenu un problème: j’aime fouiner dans des ruelles défraîchies à la recherche de dessins, de grafs, de tags, de collages, de détournements publicitaires, peu importe la technique pourvu qu’il y ait l’énergie, des éclaboussures de peinture et un brin d’humour.

Le street art est devenu incroyablement populaire ces dernières années. Pas une librairie sans un ouvrage – hors de prix – sur les pochoirs de Londres, New York ou de Berlin, sur le mystère Banksy, un reportage télé sur les scribouilleurs modernes armés de bombes de peintures. Dans le sillage du Pop Art, le street art est devenu un marché et influence incroyablement la scène artistique (pochettes d’albums, graphisme publicitaire, illustration, bande-dessinée, art contemporain, mode, univers du luxe,…).

 

 

street art asie photographie graffitis

 

 

Les atouts du street art

 

- la spontanéité de l’exercice: il faut que les pochoirs soient vite réalisés et que le message artistique passe en quelques signes. Elaboré en extérieur, le street art naît en quelques minutes, casquette solidement rabattue sur la tête.

- le renouvellement: le street art fait cohabiter des techniques et des styles totalement différents, et une émulation entre artistes se crée dans certaines grandes villes. La diversité du street art fait sa force.

- l’accessibilité: autant peindre sur une toile peut être intimidant, autant griffonner sur un mur désossé à Berlin peut sembler plus facile, plus naturel peut-être, histoire de remettre un peu de vie ou de contestation dans ce paysage monochrome. De la même façon, en touchant les passants dans leur vie quotidienne, en ne leur demandant pas d’aller dans des galeries huppées ou des musées un peu coincés, les artistes peuvent propager de manière directe leurs motifs fétiches et offrent un voyage instantané dans leur univers. Gratuits, souvent très facilement compréhensibles, le street art et son langage visuel ont vraiment un statut à part.

- un peu moins d’ego que dans l’art contemporain: je me trompe peut-être mais le street art me semble moins prétentieux que ce qui se dégage d’une galerie. Encore vus comme des garçons infréquentables voire analphabètes, les artistes de street art ne sont pas encore rentrés dans le rang. Moins de blabla conceptuel, et plus de clins d’oeil colorés. Même de grands graffeurs auront des difficultés à revendiquer le statut d’artiste, surtout auprès des pouvoirs publics, et resteront plus dans la pratique quotidienne que dans les grands discours.

- l’impertinence et le second degré: ancré dans la ville, le street art raconte à sa manière la société actuelle, propose un voyage illustré à travers ses tensions et ses enjeux. Au-delà de l’aspect graphique, on y retrouve l’expression de messages. Références historiques, icônes modernes, slogans reproduits à l’infini: le street art dépeint avec malice la société qui nous entoure.

- le charme de l’éphémère: Quelle est la durée de vie d’un dessin sur un mur de New York ou de Buenos Aires? En empiétant sur l’espace urbain, grafs, collages, pochoirs ou fresques grandeur réelle ont une durée de vie limitée. Clandestins, souvent anonymes, comme en sursis dans l’espace public, il faut alors en profiter très rapidement!

 

 

street art asie tour du monde voyage photographie art

 

 

Les défauts du street art

 

- la fin des idéaux: le vent tourne, et avec le succès de certains, le street art devient également une posture faussement subversive qui colle parfaitement au marketing ambiant. La scène street art s’embourgeoise, l’élite du street art connaît les codes du marché de l’art et surjoue son attitude. Ce qui était un art populaire, prolétaire peut-être, devient un jeu de bobo (bo-bohémienne, je suis bien placée pour en parler…).

- une qualité très inégale: on est d’accord, il y a une oeuvre intéressante pour cinquante gribouillis sans intérêt, saupoudrés de slogans politiques assez pauvres, sans parler des actes de vandalisme qui brouillent toujours les repères de ceux qui veulent voir le street art comme un art à part entière. Tout n’est pas inspirant évidemment, et je matraque le cerveau de mes proches avec certains noms, certains artistes qui tirent réellement leur épingle du jeu.

Une chose est sûre: il y a une émulation entre artistes, on peut même parler de concurrence. La présence d’un graf de qualité va pousser d’autres artistes, des « rivaux », à s’implanter dans le même quartier, juste à côté parfois, pour apposer leur signature et leur technique.

- des oeuvres reproduites à l’infini: grâce à la technique des pochoirs, facilement reproductibles, le street art met en scène les mêmes oeuvres dans plusieurs villes. Personnellement, en voyage, j’adore essayer de retrouver les motifs de mes artistes fétiches un peu partout sur la planète, mais voir exactement les mêmes dessins peints en série sur les murs et reproduits sur des toiles peut donner une impression de production presque industrielle.

- les rois de la comm’: les artistes de rue sont devenus des professionnels du référencement… Avant de s’attaquer à un mur, leur matériel est soigneusement photographié, leur démarche décortiquée et le tout est posté sur les réseaux sociaux à grand renfort de photos prises sur le vif et de vidéos éclairées aux néons: il faut créer un phénomène de buzz! Autant je suis ravie de pouvoir suivre l’actualité de mes artistes fétiches sur le net et d’en découvrir constamment de nouveaux, autant cette surenchère marketing peut faire de l’ombre aux oeuvres elles-mêmes en ne mettant en avant que les égos. Pour un art originellement clandestin, les artistes cachés sous leur casquette s’affichent drôlement!

 

 

street art europe miss tic

 

 

 

La planète street art, les 10 lieux incontournables

 

Le street art, jeu narcissique d’artistes européens? De l’Océanie à l’Amérique latine, je vous propose un petit tour du monde des villes les plus créatives en matière de street art:

-       la Bolivie: là-bas, tout s’écrit sur les murs, de la réclame publicitaire sous forme de fresques taille XXL aux slogans tous plus politiques les uns que les autres, les Boliviens sont des inconditionnels des messages muraux.

-       l’Indonésie: sur l’île de Java, deux villes sont incontournables, Jakarta et Jogjakarta, où une véritable culture locale s’est développée, profitant de la présence d’écoles d’art et d’universités. Autre destination pour les amateurs de street art, l’île merveilleuse de Bali, avec son multiculturalisme et son ambiance créative, accueille de nombreux artistes internationaux, mais manque peut-être d’artistes bercés par de réelles influences balinaises.  

-       Tel-Aviv et Bethlehem: revendications, messages de paix, pochoirs humoristiques ou photographies grandeur nature, les murs sont les supports d’expression des habitants de ces villes, et le street art y est défendu par de nombreuses associations locales.

L’artiste français JR a mis un coup de projecteur sur cette dynamique entre Israéliens et Palestiniens en proposant, à ciel ouvert, le long du mur séparant les deux communautés, la plus grande exposition photo jamais réalisée. Ce projet très ambitieux, « Face 2 Face« , est certainement l’initiative qui m’a éveillé au street art et à son influence locale. 

-       le trio européen: Berlin, Londres et Paris, on retrouve dans ces trois capitales à la fois les marques des artistes internationaux les plus créatifs, mais aussi une scène artistique locale qui fait entendre ses propres messages sur sa ville. Des visites guidées encadrées par des artistes ou des collectifs apparaissent, principalement à Berlin, et sont des moyens intéressants pour se familiariser avec l’énergie créative de ces villes.

-       Valparaiso, Chili: cette ville semble marquer tous ceux qui la traverse. Boule de feu énergétique, on y croise des murs tous plus bariolés les uns que les autres, des maisons bleues, des artistes engagés, et des poèmes insolents, adressés aux passants. 

-       Buenos Aires, Argentine: politiques, les murs de Buenos Aires sont un déversoir de couleurs et de slogans. A travers les barrios de la ville, on ricoche sur des références historiques à la dictature militaire ou à la crise économique de 2001, références chahutées par des portraits sensuels de danseuses ou de grands visages qui nous regardent sans détour. Buenos Aires, une scène artistique à suivre! 

-       Melbourne, Australie: dans la guerre qui oppose les deux capitales officieuses d’Australie, j’ai passionnément choisi mon camp, Sydney, où j’ai passé plus de deux mois… mais je dois reconnaître que la scène artistique de sa rivale Melbourne est saisissante et omniprésente! La fusion entre mobilier urbain, petits cafés et art mural est inspirante et confère une identité très singulière à des quartiers multiculturels. Guère étonnant que Melbourne ait accueilli le premier festival dédié aux pochoirs et se soit ainsi transformé en capitale officielle du street art en Océanie. 

 

Je n’inclue pas dans cette liste New York, ville-fantasme dans laquelle j’aime tout, sauf la scène street art new-yorkaise dont j’attendais tellement plus de créativité, et plus de présence. Je sais, les puristes risquent de ne pas être d’accord avec moi, d’autant que New York est à l’origine du mouvement actuel (je vous en prie, démontrez-moi que j’ai affreusement tord!). Je reprendrai très certainement un billet d’avion pour New York pour comprendre pourquoi cette ville si radioactive a des murs et des pochoirs si sages…

  

Attention, commencer à s’intéresser au street art est dangereux, on s’amourache de la beauté tordue des petites rues sombres, on cherche le surgissement de couleur parmi les gratte-ciels, on commence à planifier son voyage en fonction de ses artistes fétiches… et on se dit que les graffeurs sous leur casquette sont des poètes bien sexys.

 

*** Et vous, quels sont vos artistes de street art préférés? Qui sont les meilleurs graffeurs de la planète? Lesquels sont complètement surévalués? En voyage, est-ce que vous traquez vos artistes favoris? Appréciez-vous cette forme d’art ou au contraire, vous trouvez que c’est un phénomène de mode passager? 

 

street art new york williamsburg

 

 

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Dimanche, juillet 7th, 2013
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Sur la route.
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14 Comments to “Street art, atouts et défauts d’un phénomène”

[…] Les familles nombreuses trouveront d’autres idées d’escapade, tout comme les phobiques du graffiti. […]

février 17th, 2014

merci pour votre blog :-))

décembre 20th, 2013
Sophie Bigosinski

Superbe article, très complet sur le mouvement street art et tout ce qu’il sous-entend. J’apprécie beaucoup ta façon d’écrire sur le street art, c’est très intéressant, surtout que tu mets bien en lumière les différents street art pour chaque pays. Merci encore pour ce bel article !

septembre 21st, 2013

Merci beaucoup de cette analyse passionnante – surtout pour Ken qui est loin d’être un spécialiste du street art !!! D’accord pour la scène new yorkaise qui, semble-t-il, n’a rien d’exceptionnel…
Ken Métrosexuel
lemetropolitanblog.com

août 25th, 2013

Bonjour,
j’ai découvert le street art à Lyon, du moins sur ses murs il y a quelques semaines de cela. Du grand art qui vient meubler des murs laids. Cette ville me permet un petit rebond plus large, pusique là-bas beaucoup de murs sont peints avec toutes sortes de fresques. Comme elles sont légales, autorisées en fait, elles sont plébiscités dans les publicités, et nosu allons tous les regarder, les prendre en photo.
Mais pour le street art qui se fait à la petite sauvette le plus souvent, pas de publicité, pas de triomphe. Pourtant c’est très souvent une belle créativité, venant meubler un coin de mur qui serait moche sans une touche de peinture… Et comme pour uen peinture xposée dans une galerie, on aime ou pas. Moi j’aime !

juillet 30th, 2013
Eric

@ Clara: merci, merci, merci! Je te l’avais dit sur FB, l’absence de street art de qualité à New York m’avait complètement sidérée. Au bout de trois semaines sur place, j’ai même renoncé à en trouver. Il y a eu quelques exceptions, comme l’écureuil de Roa à Williamsburg ou certains murs qui semblaient enfin habités. Et 5 Pointz, j’ai trouvé ça ridicule (oui je sais, c’est mal, c’est une institution).

J’ignorais sincèrement que Giulinani avait à ce point verrouiller la pratique du street art à New York. Il n’y a pas de contestation? C’est l’une des seules formes d’art qu’on ne trouve pas à NY, c’est étonnant.

Ah, je suis d’accord avec toi concernant les applications mobiles ou cartes interactives. Je ne les utilise pas. Enfin, plutôt après coup, quand j’ai repéré un quartier intéressant, un nouvel artiste que je n’arrive pas à identifier. Le côté chasse au trésor que tu décris est très vrai. Mais il en faut pour tous les goûts, c’est la démocratisation effrénée du street art!

Ah C215! J’étais ravie de le retrouver en Italie et sidérée des réactions très positives du voisinage face à ses boîtes postales détournées, ou des visages peints sur des portes. Quand tu vois une petite mama italienne, emmitouflée dans un châle, qui te dit que ce dessin sur la porte de son voisin elle l’adore et veille à ce qu’il reste là, tu es juste sans voix :)

@ Delphine: merci miss! Je dois te saoûler avec ma passion pour le street art! :)
A bientôt!

@ Vanessa: merci à toi pour ton passage par ici!

NowMadNow

juillet 13th, 2013

@ La Roux: oh merci pour ce long commentaire et tes dernières interventions toujours pertinentes.
Oui, tout à fait, ce côté « mode de passage », rituel, est en plein boom. Du coup, la sphère des aficionados du street art s’élargit, mais ça confère un côté superficiel à cette communauté. En fait, ça ne me gêne pas vraiment: j’aime bien que les gens aillent picorer ce qui leur plaît dans les grafs, tags ou collages. Peut-être qu’ils deviendront des amateurs fidèles, peut-être qu’ils bifurqueront vers d’autres centres d’intérêt, l’illustration ou la photo. Pour moi, c’est juste incroyable qu’une pratique qui n’était pas du tout considérée comme artistique il y a encore quelques années soit reconnue, et que toutes les générations peuvent se retrouver dans l’un ou l’autre des artistes de rue vu la diversité inouie de ces dernières années. Même ma petite maman commence à les observer, et… c’est une grande joie pour moi!

Après je comprends ce que tu dis, et que cette vague de popularité si soudaine et peut-être pas toujours sincère rende notre passion plus… commune :) Aimer le street art, c’était sans doute plus clandestin auparavant, un jardin un peu secret, et à force d’être trop exposé il perd des plumes.

Merci de me parler Philadelphia et de sa scène artistique, je n’en avais pas vraiment entendu parler auparavant, je vais aller fouiner sur le web.

A bientôt!

@ Lucas: merci pour ta présence ici, moi je suis malheureusement en retard et n’ai plus vraiment l’occasion d’aller commenter chez mes petits camarades. Je m’y remettrai :)

Contente que tu apprécies ce mur, il est de Jef Aérosol, un pochoiriste français, un des précurseur, particulièrement respecté. Tu peux trouver ses oeuvres dans plusieurs grandes villes européennes.

@ Sabrina: merci! Les cours… quel bonheur pour moi de ne plus en avoir :)

NowMadNow

juillet 13th, 2013

je suis d’accord avec toi, tant pour les pour que les contre !
Moi ce qui me gêne beaucoup, & çà pas que pour le street Art, c’est que le phénomène venant à la « mode », de plus en plus de gens s’y intéressent pour dire de .. alors que certains s’en foutent, c’est « leur mode de passage », comme d’autres choses aussi !
J’ai toujours aimée çà depuis que je suis petite, et j’ai toujours dis que j’en ferai à mon tour, & quand je vois des gens (je parle par expérience!) qui n’ont jamais aimé çà ,ne s’y ont jamais intéressés, ou même pour certains critiquer.. se mettent à publier des photo sur instagram .. j’ai l’impression que ce que j’aimais, est devenu trop populaire. On a envie de garder les choses qu’on aime qu’on découvre pour soi.
C’est un phénomène qui malheureusement, attire des gens qui font semblant d’aimer, ou qui pense aimer, juste parce qu’on en parle (trop!)(tv magazines..)

Il y a Phili aussi, apparemment qui fait pas mal de truc, http://www.muralarts.org

juillet 8th, 2013

Je crois que mon préféré est le street art Européen avec l’inscription « je me souviens, je me rappelle ».

Merci pour ces photos et articles qui me font voyager, et réfléchir à l’évolution du street art (de plus en plus marketisé).

A plus !

juillet 8th, 2013

Il est tard, j’ai cours demain… mais je suis ravie de m’être plongée dans ton article sur ce sujet qui me passionne!

Très très belles photos xxx

juillet 8th, 2013
Sabrina

Hello, je trouve ton article tres interessant et pertinent, je pense que tu as malheureusement pour la sagesse du street art New Yorkais, je pense que cela vient du fait qu’il n’est possible quasiment qu’aux endroits ou des murs sont mis a disposition par des comunautes ou associations et ou donc il faut des choses bien peu subversives, icile risque pour les artistes attrapés est extremement eleve avec passage en prison direct. C’est a mon avis la victime directe de la politique de zero tolerance de Giuliani qui continue, quelqu’un qui a demande a C215 quelle avait ete la plus grande prise de risque – dans le monde – a repondu « poser ses stencils à New York… » Mais je sais qu’en s’aventurant dans des coins absolument pas recommandés genre les recoins perdus et reperes de prostitution du Bronx tu retrouveras la scene authentique du street art. et les risques qui vont avec. l’autre truc que moi personellement je deteste ce sont toutes ces cartes et app. interavctives des oeuvres d’art qui rendent le pillage facile, rendent l’artiste vulnerable car reperable et identifiableplus facilement et font perdre l’aspect chasse au tresor qu’aller a sa poursuite represente!
Dernier point certains utilisent des stencils comme une sorte de photocopieuse mais pas tous et c’est pour cela que je suis une grande fan de C215 qui ne choisit pas cette facilité ou qu’il soit, j’ai vu dans ta serie une photo prise a Vitry tu sais donc de quoi je parle!

Voilou mon humble avis sur le sujet…

juillet 7th, 2013

Ton enthousiasme est tellement communicatif :)

Images à tomber, comme d’hab’!

juillet 7th, 2013
Delphine

Je suis scotchée! Très belles images, et le rendu de la mise en page est top.

Merci pour cet article qui va en profondeur et ne traite pas le street art comme une passade!

juillet 7th, 2013
Vanessa
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